La cuisine de trois sœurs, l'une à Paris, l'autre à Munich, la dernière à Lyon
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Une envie, incoercible et différente de ma consommation habituelle, de chocolat m’a saisie subitement la semaine dernière. Différente, dans la mesure où je croque au minimum… une fève de chocolat quotidiennement. Quand je regarde la consommation annuelle de chocolat par habitant, soit 6,7kg et que j’examine la mienne, je sais que je fausse allègrement les statistiques, puisque je ne suis pas loin du double. Plus des 3/4 sont croqués dans la soirée, ou quand je suis en route, mais parfois j’ai envie d’un entremet, d’une mousse, de caramels, d‘éclairs, de tarte…Il me restait un sachet d’inserts d’Etnao coco dont la date de péremption approchait au galop.
Ingrédients pour 8 coulants
Recettes
Découper les bandes de papier pour chemiser les cercles, les disposer sur la plaque recouverte elle aussi de papier, réserver. Au bain-marie, faire fondre le chocolat avec le beurre coupé en morceaux. Allumer le four à 180°C. Éloigner le bain-marie de la source de chaleur. Dans le bol du robot, mettre les oeufs et le sucre, battre 5 minutes à pleine vitesse, le mélange va tripler de volume.
Mélanger le chocolat fondu aux oeufs rapidement. Incorporer les poudres et la levure en 3 fois avec précaution. Verser l’appareil dans une poche à douille. Recouvrir la surface des cercles du mélange, poser un insert et dissimuler l’insert avec le restant de l’appareil au chocolat. Enfourner pour 15 à 18 minutes. Pendant la cuisson des coulants, j’ai caramélisé au miel d’acacia des frites de mangues, déglacé avec du jus d’orange et quelques fruits de la passion sans ajouter de sucre, les fruits étaient assez mûrs et très parfumés.
Déguster sans plus attendre.
Si je n’avais pas pris la sage décision d’en mettre deux au congélateur, j’aurais pu tout manger d’un seul coup, j’ai partagé un peu avec mon goûteur, il est plus raisonnable que moi. Pour réaliser ce coulant, je me suis beaucoup inspirée de la recette de Tifenn, que je croyais avoir perdue, elle avait juste changé d’adresse.
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Il me fallait bien une douceur pour me remettre de mes émotions en cuisine.Dans ma semaine d’essais de vos recettes, une fois de plus j’ai craqué pour un dessert. Le choix précis de cette recette m’étonne encore aujourd’hui. Je n’aime pas les pomelos, je n’en mange jamais, même si il y en a toujours au moins deux dans la coupe de fruits. Mon goûteur les mange toujours crus, nature en entrée. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Est-ce la photo, la couleur, les pistaches, je l’ignore encore.
Ingrédients
Recette
Au dessus d’un saladier, pour récupérer le jus, peler les pomelos à vif et prélever les suprêmes, presser les peaux et les membranes des fruits pour récupérer un maximum de jus, réserver. Verser le jus d’orange sur les suprêmes, ajouter les zestes et le miel, mélanger très délicatement, couvrir d’un film et réserver au frais pour 24 heures en remuant de temps à autre.
Égoutter les filets, beurrer 2 coupelles à gratin, disposer les suprêmes. Prélever 2 cuillerées à soupe de jus, mélanger avec la confiture et badigeonner les fruits.
Allumer le grill à 220°C. Verser le reste du jus dans un saladier au bain-marie avec les jaunes d’oeufs, et le sucre, fouetter pour bien mélanger, continuer jusqu’à ce que le sabayon double de volume. Le mélange doit être épais et mousseux. Répartir sur les coupelles, parsemer les pistaches et enfourner pour 4 à 5 minutes en surveillant, déguster tiède.
Ce gratin fait un dessert très léger et agréable. Il m’a tellement plus, que j’ai récidivé le lendemain même. Je n’avais qu’un pamplemousse et un kiwi, j’ai parsemé quelques feuilles de menthe sur les fruits avant de verser le sabayon, C’était différent, très agréable aussi. Une chose s’est avérée, je préfère les pomelos cuits. et lamiacucina peut se vanter d’être bien le seul à avoir réussi à me faire aimer les pomelos.
Une précision, apportée par mon goûteur, spécialiste privé es agrumes : le pomélo ou citrus x paradisi est le fruit que l’on trouve le plus fréquemment sur l’étal de nos marchés, il est assez rare de trouver des pamplemousses ou citrus maxima.
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Administrée à petites doses, l ‘autosatisfaction est le remède universel par excellence, sans ordonnance, bon pour la santé, ne détraquant ni l’organisme, ni le psychisme, à moins d’en abuser. Dernièrement, sous prétexte d”aller poster du courrier, mon goûteur à fait un détour par son boucher pour récupérer des cervelles d’agneau, commandées la veille subrepticement.
Brusquement, ce n’était plus de l’autosatisfaction qui suivrait ma recette, il me fallait au départ faire preuve d’héroïsme. La viande, oui, je sais, ce n’est pas de la viande ! alors tout ce qui est comestible sur un mammifère n’est pas ma tasse de chocolat. Que faire de ces petits tas flasques et sanguinolents ! Un appel rapide à la Parisienne, je sais qu’elle adore ça. Elle ne répond pas, seule solution, improviser.
Ingrédients pour 1 personne
Recette
Dégorger les cervelles 2 heures au frais, dans une eau claire vinaigrée, changer l’eau toutes les 1/2 heures. Rincer, s’armer de patience pour enlever sous un filet d’eau tous les filaments sanguinolents. Mettre de l’eau salée à bouillir, plonger les cervelles, laisser frémir 5 minutes, enlever les cervelles délicatement à l’aide d’une écumoire, éponger avec du papier absorbant.
Chauffer un peu d’huile dans une poêle, ajouter les les cervelles et laisser cuire à feu doux, 3 minutes de chaque côté. Réserver sur un assiette chaude, faire mousser la noisette de beurre dans la poêle, verser sur les cervelles, ajouter une giclée de jus de citron. Manger chaud.
La cervelle était déjà engloutie quand la Parisienne m’a rappelée. Elle m’a donné de bonnes idées pour une prochaine fois…
Heureusement pour moi, il restait quelques ravioles à la truffe, merci LaCath, que j’ai dégustées en laissant glisser voluptueusement sur moi, les remerciements chaleureux et sincères… de mon goûteur. Tout compte fait, je ne suis pas certaine de le renvoyer faire les courses tout seul.
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Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, quand j’ai trouvé des produits qui me plaisent, j’en use et j’en abuse, je fais de nombreux essais quitte à frôler l’overdose. En ce moment, ce sont les mangues et les fruits de la passion qui sont à l’honneur. Quand j’ai vu chez Miss Diane un dessert à l’ananas, j’ai aussitôt pensé à l’adapter avec les ingrédients du moment.
Ingrédients pour 3 mini cocottes
Recette
Allumer le four à 180°C. Beurrer les mini cocotte, couper la mangue en petits dés. Ajouter les fruits de la passion aux dés de mangue ainsi que les graines d’1/2 gousse de vanille. Mélanger la farine, les pistaches, la cassonade, les graines de l’autre moitié de la gousse de vanille et le beurre coupé en morceaux. Sabler l’appareil du bout des doigts, en recouvrir les morceaux d’ananas et enfourner pendant 45 minutes pour un seul moule ou 30 minutes pour plusieurs petits moules.
Par temps froid, ce petit dessert rapide réchauffe bien et nous avons volontairement renoncé à la boule de glace. J’ai ainsi pu utiliser à nouveau mes cocottes et finir mes restes de mangues et de pistaches concassées.