La cuisine de trois sœurs, l’une à Paris, l’autre à Munich, la dernière à Lyon
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Il y a quelque temps, ma belle-soeur, celle qui cuisine beaucoup, me demandait si j’avais une recette de financier testée et approuvée par le Conseil des Goûteurs. J’utilise la poudre d’amandes depuis peu, et je n’avais encore jamais fait de financiers. J’ai questionné la Parisienne, qui avait une recette, issue des vieux carnets familiaux. Recette qu’elle fait souvent, nature ou aux fruits. C’est donc une recette, agréée par la famille, que je vous donne aujourd’hui.
Préchauffer le four à 200°C. Mettre le beurre à fondre dans une casserole, le laisser cuire jusqu’à coloration noisette, éteindre le feu. Tamiser les poudres dans un saladier, les incorporer aux blancs légèrement battus. Continuer de fouetter, l’appareil doit être lisse, terminer en versant le beurre tiède, mélanger rapidement. Beurrer les moules, sauf si ce sont des moules en silicone, remplir à moitié, enfourner pour 8 minutes environ. Ouvrir le four et enfoncer une framboise au milieu de chaque financier, poursuivre la cuisson pendant 7 minutes.
Vous ne m’en voudrez pas, je vous laisse une semaine en compagnie de ces délicieux financiers. Je pars prendre un grand bol d’iode et d’oxygène et viendrais vous voir à mon retour.
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Non, nous n’avons pas vu l’ours, ni l’homme qui a vu l’ours. Simplement, j’ai reçu une brassée d’ail à ours… sans l’ours. Après avoir mangé un risotto samedi, il m’en restait suffisamment pour imaginer d’autres recettes. Voilà toute l’histoire de l’île flottante qui utilise mon produit fétiche du moment.
Préchauffer le four à 130°C. Battre les blancs d’œufs en neige avec un peu de sel et le jus de citron. Incorporer délicatement le parmesan, pocher la préparation dans des moules beurrés. Enfourner pour 12 minutes. Démouler avec précaution. Réserver.
Ciseler l’ail à ours, chauffer 3 cuillères à soupe de bouillon, ajouter l’ail à ours et mixer. Mettre le lait à chauffer, quand il atteint l’ébullition, l’éloigner de la source de chaleur. Fouetter les jaunes d’œufs avec 2 cuillères à soupe de bouillon. Remettre sur feu moyen, et remuer régulièrement jusqu’à la consistance d’une crème anglaise. Retirer du feu, ajouter la crème à l’ail, mixer et filtrer la préparation, réserver.
Verser la crème dans des assiettes creuses, déposer une demi sphère par dessus, elle va flotter. Découper de fines lanières dans les feuilles d’ail à ours restant, les poser sur la sphère en dessinant une cage. Écraser des baies rouges, les parsemer sur l’assiette. Déguster.
Avec ces proportions, j’ai formé 6 îles flottantes et obtenu 4 petites assiettes à soupe. Sur la photo du billet précédent, la crème est mousseuse, elle était encore chaude. Le soir, la crème avait refroidi, les bulles avaient disparu. On peut préparer cette crème à l’avance, la réchauffer sans dépasser 80°C, si on préfère la manger chaude.
Mon goûteur a beaucoup apprécié et trouve que je peux la servir en petit contenant à l’apéritif.
Comme je le disais hier, cette recette, participe hors-concours à “Quand le sucré devient salé“.
Vous n’avez pas deviné le secret de ma crème, mais donné beaucoup d’idées, pour des recettes à venir, et je vous en remercie. Je retiens particulièrement la proposition de Dorian, même si elle est plus difficile à mettre en œuvre.
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Pour la première fois, dans ma courte existence de bloggeuse, Tiuscha m’a fait l’insigne honneur de me choisir comme juré pour le dernier “Quand le sucré devient salé“. La fonction de juré me convient bien, vu mon manque d’inspiration. Les îles flottantes, j’en faisais avant, beaucoup moins maintenant, alors en salée, je ne voyais pas du tout.
Comme bien souvent, c’est en faisant l’inventaire de mon réfrigérateur, que j’ai vu mon île flottante.
Me direz-vous ce qu’elle contient ?
Réponse demain. Un indice…je la verrai bien en petite coupelle pour l’apéritif. Comment ?…ce n’est pas un indice !
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Voici le dernier volet consacré aux lieux de résidence des 3 sœurs, afin que Dominique complète sa carte. Ce n’est plus un scoop, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’habite à Lyon la plupart du temps. J’ai nommé Lyon, capitale des Gaules et des Gueules, haut lieu de la Gastronomie française.
Pendant une dizaine d’années, je voyais l’église Saint Nizier de mon bureau. Pour rentrer à la maison, je traversai le Rhône.
Nous sommes lyonnais d’adoption et connaissons très mal la ville. Des amies se chargent régulièrement de nous la faire découvrir.
L’avantage d’habiter en centre ville, je fais presque tout à pied. Surtout en ce moment, où le temps est enfin plus clément.
Tout naturellement, nos promenades dominicales nous conduisent à la Tête d’Or, véritable poumon vert de la ville. Ce parc est très agréable, le jardin alpin est de nouveau ouvert , c’est la plus belle période de l’année pour le visiter.
Vous cherchez d’autres vues de Lyon, allez donc faire un petit tour chez Gourmandises.