• 130g oeufs
  • 105g sucre semoule
  • 50g lait
  • 30g miel
  • 165g farine 55
  • 8g levure chimique
  • 165g beurre
  • zeste 1 citron

À force de voir ma nièce exhiber des chouquettes gonflées et des madeleines bossues à en lécher l’écran, il fallait bien que je réussisse à maîtriser ces classiques de la pâtisserie française : roulement de tambour ! Les chouquettes me font moins peur, j’ai commencé par les madeleines. C’est vraiment ballot, rageant et vexant de porter le prénom éponyme de ces douceurs et de n’avoir jamais vraiment produit une madeleine digne de ce nom, dorée, gonflée, bossue, dodue, l’exemple type de gourmandise immédiate, à l’oeil et au palais. La Munichoise me faisait remarquer, tout le monde aime les madeleines, sans pour autant faire référence à la littérature qui nous plonge dans un état second. Pour la cuisson, j’ai choisi celle de Manue, qui assure une magnifique bosse. Pour la dégustation, l’astuce de Mercotte de les réchauffer, pour les déguster tièdes, ajoute encore à la béatitude. J’ai augmenté les quantités initiales d’un quart environ car je prends toujours de très gros oeufs, les autres ingrédients donc à l’avenant.

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Recette

Fouetter le sucre et les oeufs pendant 10 à 15 minutes au robot ménager. Tamiser ensemble la farine et la levure, chauffer doucement le beurre à 60°C, il commence tout juste à mousser. Procéder de même avec le lait additionné du miel, ne pas dépasser les 60°C. Quand les oeufs sont bien montés et mousseux, ajouter le lait miellé, puis la farine et la levure tamisée.

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Travailler délicatement à la maryse, incorporer les zestes, puis le beurre fondu. Réserver au frais pour 24 heures. Le lendemain, préchauffer le four à 240°C. Mélanger la pâte à nouveau, verser dans une poche à douille et remplir les moules jusqu’à 5mm du bord. Enfourner pour 4 minutes, baisser la température à 180°C et poursuivre la cuisson pendant 8 minutes. Laisser tiédir 2 minutes avant de démouler et débarrasser sur une volette. Déguster avec un bon café, un thé Earl grey ou un chocolat pour les plus gourmands.

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Le seul reproche qu’on puisse faire à ces madeleines, comme à beaucoup d’autres petits gâteaux, nul besoin de les réchauffer, elles disparaissent trop vite. Comme je ne vais pas tarder à recommencer, je mettrai de la main de Bouddha dedans. Les mains de mon bouddha sont quasiment à point, mais je n’ose pas les cueillir.