Après une pause involontaire, une période mouvementée, un report du voyage chez la Munichoise et un manque d’activité régulière sur le blog, il est temps de partager, enfin, un des évènements marquants du mois d’avril : mon escapade en Franche-Comté, à la découverte de la Saucisse de Morteau et de la Saucisse de Montbéliard, toutes deux dotées d’une IGP. Tout ou presque a déjà été dit sur le sujet : fidèlement, consciencieusement le reportage photos de Virginia, qui a rendu possible cette escapade instructive, chaleureuse, humaine et drôle,  Jackie, qui a tout expliqué dans ses trois billets sur le sujet ainsi que Sarah, Matthieu Delegrange, de mon beau TERROIR, tous ont partagé leur ressenti sur cette échappée dans un de nos plus riches terroirs. Sans oublier Dorian, plus taiseux que son blog ne laisse imaginer, et attentif à tout, j’ai été très contente de le revoir.

Pour ne pas oublier ces quelques jours de vacances instructives et gourmandes, riches de belles rencontres, tout simplement quelques photos.

Le plan de route

Le thuyé, les initiés prononcent tué, cheminée indispensable à la fabrication des différentes saucisses et salaisons. Vu de l’extérieur et sous les combles, il est traditionnellement couvert de tavaillons, tuile en bois d’épicéa éclaté.

        

On commence par le début, pour la fabrication des saucisses, au départ, il faut des vaches, des mains expertes pour assurer la traite, merci Virginia d’avoir joué le jeu, et enfin la récupération du petit lait, base de l’alimentation des cochons; le lait est réservé à la fabrication du Comté.

      

Les stars de la saucisse, des cochons heureux d’être sur la paille et qui jouent au ballon, c’est paradoxal mais un cochon joueur donne une meilleure viande et ceux-là ont gardé leur queue en tire-bouchon, apanage des cochons bio.

    

Pas de saucisse sans boyau naturel.

    

Premier jour, départ de Montbenoît, notre hôtel, halte à la fruitière de la Seignette pour le Comté, visite d’un élevage bio et fabrication de la saucisse à Longeville avec moult dégustations à l’appui, – vous me croirez ou pas, c’était la première fois que je goûtais à la Saucisse de Morteau-. Pour clôturer cette journée, nous avons eu le privilège d’être reçu à Arçon où nous avons marché sur les traces des champions de biathlon, la prochaine fois ce sera avec les skis ! Merci Sarah pour les photos.

     

Le lendemain, à nouveau visite et dégustation.

        

En fin de journée, cette fois cours magistral autour de la Morteau, chez le chef étoilé Christian Pilloud, à Chamesol.

        

Après le cours, la dégustation.

            

et un superbe dessert au chocolat. J’aimerais bien y retourner avec ma belle-soeur et mon frère.

Le lendemain avait lieu à Besançon, à l’école de cuisine/mode d’emploi, la finale du concours pour une mise en valeur de la Saucisse de Morteau, avec des ingrédients imposés, comme la Moutarde de Bourgogne, la Tomme de Savoie ou les pruneaux d’Agen. Alexandra nous avait rejoint pour cette finale ainsi que Michel Fayolle. Tous, nous étions secondés par les commis de l’école, sous la houlette de leur responsable ainsi que sous l’oeil bienveillant du jury, à commencer par Christian Pilloud président du jury, Monsieur Delacroix, président de A2M, qui nous a accompagné tout au long de ces journées.

        

Sarah a remporté le premier prix et chacun d’entre nous s’est vu récompensé d’un gigantesque panier gourmand.

    

Ce séjour m’a donné l’occasion de retourner en Franche-Comté, région où nous avions vécu quelques temps au début de notre mariage. L’occasion aussi de passer un moment en famille avec ma belle-soeur, mon frère, mes nièces et leurs enfants, l’occasion encore de vérifier une fois de plus la beauté de cette région et l’accueil chaleureux des ses habitants. Nul part ailleurs, il ne m’a été donné de rencontrer des personnes aussi généreuses.

Pour terminer ce long billet, un grand merci à Virginia, de l’Agence Texto, pour toute l’organisation, pour sa gentillesse, sa bonne humeur et sa drôlerie. Merci aussi à Laura, et Houda pour leur soutien et leur patience pendant le concours.