Quand fin janvier, j’ai reçu un mail de l’école de Cuisine Gourmets Institut Paul Bocuse, me disant que ma recette avait été retenue pour la deuxième étape du concours pour une mise en valeur de la pomme de terre, surprise totale et grande joie. Cela fait plus d’un an que je n’avais pas remis les pieds à Lyon, depuis notre déménagement en fait, et l’idée de me retrouver place Bellecour pour cuisiner et, par la même occasion, revoir mes amies, c’était comme un cadeau de Noël.

Organiser mon déplacement ne fut pas une mince affaire, nos petits-enfants parisiens étant en vacances chez nous, il me fallait trouver un baby-sitter de confiance : à la fois cuisinier, habilleur, pourvoyeur de câlins, les Shreks sont encore petits, conteur, animateur, promeneur infatigable et grand joueur de domino ! Mon goûteur préféré est tout cela à la fois et je serais restée plus longtemps à Lyon, personne ne l’aurait remarqué !

Rendez-vous à 9h30 à l’institut, les candidats arrivent tôt, c’est sérieux… pas de retardataires ! Un petit déjeuner gourmand et généreux nous attend, nous bavardons un peu, puis le grand moment arrive, distribution des différents postes, le chef Philippe Jousse nous explique le fonctionnement des appareils, remise des tabliers et le départ est donné de 10 minutes en 10 minutes. Cela permet au jury de déguster les plats dès qu’ils sont terminés. Contrairement à certains concours, nous avons affaire à un jury prestigieux et qualifié. :  Mercotte comme tous les ans, Alain le Cossec, chef emblématique à la tête des cuisines de l’Institut et M.O.F de surcroît, François Gaillard, qui propulse Lyon avec succès aux 4 coins du monde et, pour finir, Philippe Jousse, précédemment cité.

Tao, qui remporte le premier prix.

Passons en cuisine, la tension est palpable même si le chef fait tout pour nous rassurer. Ce n’est pas la course aux étoiles, mais Philippe Jousse est attentif à tout : organisation, tenue du plan de travail, comportement et respect du temps imparti, nous avons 1h30 pour cuisiner avec un budget de 20 €.

       

   

Crédit photos : Géraldine Derycke Institut Paul Bocuse

Les candidats : Christophe, Chrisa, Sarah, Tao, Marjorie et moi.

Pas question de vous ennuyer en vous narrant cette journée en détail, mais je peux vous assurer qu’1h30 c’est court, surtout quand on ne cuisine pas chez soi et qu’on est pas tout seul ! Pourtant, je dois souligner la grande gentillesse et l’amabilité de toute l’équipe de l’Institut, attentive à nos moindres demandes pour nous faciliter l’épreuve. Le chef Philippe Jousse prodigue ses conseils avec générosité et pose sur nous un regard bienveillant et, c’est important, une bonne entente règne entre les candidats. À ce titre, je tiens à remercier vivement Marjorie pour son aide précieuse juste avant d’envoyer ma recette, j’étais un peu en panique et, très gentiment, elle nettoyait et rangeait le bazar que j’avais mis un peu partout.

Marjorie a gagné le deuxième prix avec sa très belle recette, digne d’un dessert de palace. J’ai été bluffé par sa réalisation tout en finesse et sa maîtrise du sujet.

L’heure du verdict a sonné, c’est Tao, Marjorie et Sarah qui grimpent sur le podium, avec une quatrième place, je  ne suis pas déçue, au départ je connaissais les faiblesses de ma recette et une appréciation particulière du chef m’a rassurée : le goût et mes assaisonnements sont bons.

Que dire d’autre, nous avons eu droit après la remise des prix à un joli buffet et, bien sûr, nous avons sablé le champagne. Du buffet, j’ai retenu, entre autres, un jambon cru servi avec du Parmesan,.. exceptionnel ! et une excellente tartelette au chocolat. Le tout s’ensuivit d’une longue conversation à bâtons rompus de tout et de rien avec l’infatigable Mercotte tout juste rentrée d’Israël et nos amies lyonnaises venues m’encourager. Vers 15h, j’ai repris ma valise, mon gaufrier et lestée d’une belle encyclopédie et la tête truffée de jolis souvenirs, j’ai pris le chemin de la gare. En route, j’ai croisé Valérie, médaille de bronze du précédent concours et invitée cette année comme spectatrice : jolie rencontre avec une jeune femme à l’enthousiasme débordant, nous nous reverrons, c’est certain.

Ce concours est le troisième du genre à l’institut, j’attends déjà le nouveau avec impatience et je ne peux qu’encourager tous les gourmands à y participer. Pour plus de détails, c’est par ici.