Un petit séjour de 10 jours à Paris, cela ne se refuse pas, même si l’essentiel de mes activités consiste à faire du baby-sitting. J’ai réussi à me ménager quelques escapades découvertes et gourmandes à Paris. Le soleil est au rendez-vous, le temps froid et sec, enfin, toutes les conditions sont réunies pour arpenter la capitale. En participant au concours des bûches de Boco, j’ai bénéficié d’un dessert offert pour deux personnes.

Rendez-vous est pris pour lundi midi près de l’Opéra. Nous arrivons tôt avec mon goûteur, je me présente, très gentiment Nicolas nous explique le modus operandi de ce nouveau concept de restaurant. Nous choisissons nos bocaux, mon goûteur plus affamé prend une salade avec des crevettes en entrée, puis un pot-au-feu et une crème au chocolat d’après Frédéric Bau. Mon choix s’est porté sur des linguines et une mousse au chocolat.La salade était bonne sans plus, le pot-au-feu était insipide, la viande un morceau trop long difficile à manger sans couteau, bref sans intérêt, quant à l’os à moelle seulement en rêve ! Je laisserai la moitié de mes linguines trop sèches pour moi pour goûter ce que j’attends depuis le début : le dessert. Une fois de plus, grosse déception, une mousse très compacte et râpeuse.

    

Mon goûteur a plus de chance, sa crème est onctueuse et fine en bouche, la déception ne sera pas totale.

Qui dit restaurant ultra médiatisé, dit clientèle « pipeule ». Nos voisins de table ont eu droit à la photo, immédiatement relayée sur Facebook. Ma conclusion, il ne suffit pas de prendre des recettes de chefs et des ingrédients Bio, d’avoir une Com’ ininterrompue pour garantir qualité et gastronomie.

Heureusement pour moi, quelques macarons plus tard avenue de l’Opéra, Pierre Hermé chasse ma déception : Mogador, Rose, infiniment Chocolat et, cerise sur le gâteau, infiniment caramel, mon préféré actuellement.

Il suffit de traverser l’avenue pour me retrouver dans l’univers des épices d’Olivier Roellinger. Repérer des poivres et des épices sur le site ne me convenait pas, ouvrir un bocal et les sentir facilite les choix. J’ai choisi deux poivres et deux mélanges d’épices dont j’attends beaucoup pour magnifier poissons et crustacés, affaire à suivre…

Je garde le meilleur pour la fin, avant tout je suis venue pour la vanille, les vanilles ! Elles sont toutes là alignées dans de jolis bocaux, il suffit de soulever le couvercle pour les découvrir et être submergée par les parfums. Les couvercles des vanilles ont-ils été trop souvent  soulevés, les gousses sont elles là depuis trop longtemps, sont elles éventées, la température du magasin trop fraîche ne permet pas aux parfums de se développer, ce n’est pas du tout ce que j’attendais. je reviendrais au printemps ou j’irais en Bretagne.

    

Mon séjour m’a réservé d’autres surprises, plus heureuses cette fois. Invitée par une amie à une séance macaron, j’ai eu la chance entre deux cuissons de coques de déguster un velouté de céleri aux langoustines et un crumble aux pommes … sans cannelle, une épice que je n’aime pas. Je n’étais pas chez une bloggeuse, mais elle connaît les bonnes adresses ! Je vais reprogrammer une séance macaron très vite.

    

Je ne pouvais pas clôturer cette escapade parisienne sans un arrêt à La Maison du Chocolat, d’abord pour un contrôle qualité,… l’éclair est toujours aussi bon. Ensuite pour acheter la fève de l’année, en plus d’un accueil charmant, j’ai même eu la couronne en prime. En rentrant, je suis bien décidée à retomber en enfance et à confectionner la galette beurrée de Jojo.