Photo - Valrhona, féérie de Noël

Courant novembre, un courrier en provenance de Tain L’Hermitage m’annonce que je fais partie des sélectionnés pour la finale du concours “Féérie de Noël”.  Ayant envoyé mon dessert à l’extrême limite…, je suis coutumière du fait, à aucun moment, je n’ai pensé être retenue.

Après un entraînement soutenu, mon coach personnel et préféré en sait quelque chose, (depuis il fait une cure intensive de fruits frais) me voilà fin prête… pour affronter cette journée fatidique.

Rendez-vous est pris pour le 18 décembre, chez Valrhona à 7h30. Mon coach et meilleur supporter se propose de m’accompagner. En quittant Lyon à 6h du matin, nous serons à l’heure. C’était sans compter sur la météo qui avait décidé de se mettre au diapason de cet évènement. Deux jours avant le concours, la première neige de la saison tombe abondante, glissante et épaisse. Finalement, par sécurité, nous décidons de partir la veille. Arrivés sans encombres et sans le moindre flocon à l’hôtel à 19h , le réceptionniste nous regarde comme si nous débarquions de la planète Mars : “la neige à Tain, cela arrive une fois tous les 10 ans et cela ne dure pas ! ”

Le lendemain à 7 heures, un épais manteau de neige recouvre Tain et les alentours. Nous voici prudemment en route pour l’école, sans avoir croisé le réceptionniste !  Après un petit déjeuner et la présentation des différents candidats, venant des quatre coins de France et même de Suisse, nous sommes invités à prendre possession des lieux : pas le labo habituel où sont dispensé les stages gourmets, mais bien le grand labo où travaillent les pâtissiers et chocolatiers de Valrhona, là où Michalak vient faire des démonstrations : nous sommes dans l’antre des pros.

Pendant 4 heures d’un travail intense, sous l’oeil scrutateur de Julie et Sébastien, nous prenons nos marques, nous nous affairons, quelques mésaventures rattrapées avec la nuée de pâtissiers qui passent et repassent, les bras chargées d’innombrables bûches de Noël. C’est à qui donnera un conseil, un tuyau, l’ambiance est bon enfant, et malgré un vent de panique quant à la réussite de mon dessert, je me sens très entourée, je me sens bien.

Photo - mon beau Sapin

J’ai appris une chose, en pâtisserie, même dans les cas désespérés,  il y a des solutions. Un arc boutant en chocolat, oeuvre de Christophe, pâtissier architecte,  a sauvé mon chef-d’oeuvre en péril !

12 heures, les desserts sont installés pour être présentés au jury, nous rendons nos tabliers pour aller déjeuner, verdict à 14 heures.

Photo - prix Valrhona Photo - Julie, Jérémie, Sébastien et les autres...

Mon dessert n’a pas été retenu, ce qui n’a rien eu d’étonnant vu son équilibre instable et quelques défauts de fabrication. Quant aux autres desserts, peut-être est ce dû au soulagement d’après l’effort, je n’ai pas de souvenirs assez précis pour les décrire. Un seul m’a vraiment tapé dans l’oeil, un dessert à l’assiette, à base de fruits et de macarons et le bonhomme de neige de Claudia pour avoir partagé avec elle paillasse et robot au cours de cette matinée.

Photo - Jérémie va bientôt officier Photo - Frédéric Bau

Un mot pour conclure, j’ai été enchantée de ma matinée, un peu magique. Être ainsi plongée dans cette ambiance professionnelle, accueillie avec autant de gentillesse, fut une expérience extraordinaire. Je suis restée un moment encore sur mon nuage.

Photo - une grosse boîte de chocolat et un livre sur le...chocolat

Un grand merci à Julie, Sébastien, Jérémie et tous les autres pour leur patience, leur aide et leur générosité.

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