La cuisine de trois sœurs, l'une à Paris, l'autre à Munich, la dernière à Lyon
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Préparer et nettoyer les encornets selon cette même technique, laver les tentacules avec soin, les détailler en anneaux de 1cm, réserver.
Porter de l’eau salée à ébullition pour cuire les haricots verts à l’anglaise. Cuire entre 4 et 6 minutes selon grosseur, ils doivent rester bien verts et légèrement croquants, rafraîchir rapidement à l’eau glacée, égoutter, réserver. Couper les tomates en petits dés, réserver. Laver les salades, les essorer, réserver.
Répartir les feuilles harmonieusement sur le pourtour de l’assiette. Disposer les haricots verts en fagots, les tomates en petits tas. Réaliser une vinaigrette, l’assaisonner.
Chauffer l’huile d’olive dans une poêle anti-adhésive, mettre les anneaux et les tentacules à chauffer, ils vont devenir blanc rosé et rendre un peu de liquide. Laisser cuire quelques minutes, avec des petits chipirons, je compte 5 minutes environs, saler et poivrer, débarrasser. Baisser le feu, déglacer au vinaigre balsamique rouge.
Au centre de l’assiette, dresser un monticule de chipirons et la sauce tiède obtenue, verser un peu de vinaigrette sur les salades, ajouter 3 brins de ciboulette, déguster.
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Dernière ligne droite pour participer à la semaine du légume vedette de Lavande, j’ai nommé le pois gourmand. Au départ, je voulais une soupe, un velouté bien vert anglais, mais cela faisait un peu répétition de celui au petits pois. À vrai dire, l’inspiration me faisait plutôt défaut. C’était déjà le cas, avec la courge Butternut.
Éplucher les pommes de terre, les faire cuire 15 minutes dans une grande quantité d’eau salée, les écraser au presse-purée. Ajouter le beurre, puis le lait en fouettant. Rectifier l’assaisonnement, incorporer la fève Tonka. Réserver au chaud.
Simultanément, faire la purée de pois gourmands. Dans une grande quantité d’eau bouillante salée, cuire les pois 10 minutes (finalement c’est un peu trop, ils n’ont pas gardé leur belle couleur verte). Égoutter, mixer avec 30g de beurre, poivrer. Réserver au chaud.
Hacher menu, l’échalote, la faire fondre dans l’huile d’olive à feu doux, ajouter le jus d’orange et augmenter un peu la chaleur. Trancher les Saint Jacques pour obtenir 2 rouelles par coquille. Les déposer, dans la poêle. Éteindre le feu, après 1 minute, remuer pour enrober les coquilles, dans le jus et l’échalote confite.
Verser dans les assiettes (chaudes) une louche de purée verte et 2 quenelles de purée à la fève Tonka. Répartir les coquilles et la sauce sur la purée verte. Servir immédiatement.
Verdict, je n’ai pas été emballée par les pois gourmands, trop cuits je pense et manque de saveur. Au départ, ils n’étaient pas très beaux, peut-être pas assez frais. Ce fut une erreur de servir 2 féculents en même temps. Les quantités n’étaient pas énormes, mais l’ensemble manquait de légèreté. Bon point quand même, la purée à la fève Tonka, c’est excellent, mon goûteur a apprécié aussi, ce qui m’a étonnée, d’habitude il fait la mou. Je voulais l’essayer, je l’avais vue là. Les Saint-Jacques avec l’échalote confite dans le jus d’orange un vrai régal, je n’en avais malheureusement pas fait suffisamment. Pour la recette, j’ai doublé les proportions.
Pour la purée verte, je vais recommencer, en changeant le temps de cuisson et en ajoutant un petit quelque chose pour corser l’affaire. Vous avez une idée ?
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Cela fait un moment que je me creuse les méninges pour envoyer à Chantal une recette pour son jeu. Après avoir vu celle de Bacalao, j’ai failli renoncer, il met la barre vraiment très haut. En plus il a récidivé avec un dessert. Ses recettes sont superbes. Mais il s’agit seulement d’un jeu qui, je suis certaine va récolter un maximum de participations. Le meilleur de nos recettes.
Dimanche, notre balade étant tombé à l’eau pour cause de fermeture, j’ai essayé de concocter une nouvelle recette avec mon retour du marché.
Faire fondre l’échalote dans 1 cuillère à soupe d’huile d’olive pendant 3 minutes sans prendre couleur. Récupérer les barbes des coquilles Saint Jacques, les laver soigneusement. Ajouter les barbes à l’échalote, faire revenir à feu moyen 5 minutes environ, assaisonner. Verser le Noilly, laisser encore 2 minutes. Éloigner de la source de chaleur.
Préchauffer le four à 150°C. Laver l’orange, prélever les zestes, les blanchir 1 minute. Égoutter, poser les sur du papier absorbant. Répartir sur une feuille de papier cuisson ou un silpat et enfourner pour 8 minutes. Réserver.
Éplucher les vitelottes, (prendre des gants pour éviter des mains colorées en violet, c’est tenace) les laver les couper en dés. Filtrer le court-bouillon, immerger les dés de pomme de terre, éventuellement, rajouter de l’eau pour les recouvrir, amener à ébullition et laisser frémir 12 à 15 minutes. Éloigner de la source de chaleur, écraser les vitelottes au presse purée dans la casserole, incorporer 1/2 jus d’orange et la crème fraîche, rectifier l’assaisonnement, mixer pour obtenir un velouté. Réserver sur la plaque éteinte à couvert pour éviter la formation d’une pellicule.
Préchauffer le four à 175°C. Réduire d’1/4 le demi jus d’orange restant, ajouter le beurre, 1 cuillère à moka de zestes torréfiés écrasés, réserver.
Poser une feuille de papier cuisson sur une plaque à four, enduire de beurre pommade l’intérieur des cercles à entremet , les poser sur la plaque. Tailler chaque coquille Saint Jacques en 3, disposer en rosace à l’intérieur de chaque cercle 3 coquilles Saint Jacques ainsi taillées. Badigeonner la surface de sauce à l’orange, enfourner pour 7 minutes. Réserver le reste de sauce.
Pendant la cuisson des coquilles, fouetter la crème en chantilly mousseuse, pas trop ferme. Incorporer la sauce à l’orange avec précaution.
Dans une assiette chaude, verser le velouté, au centre de l’assiette déposer une cuillère à soupe de crème à l’orange, disperser la, poser au milieu une rosace de coquilles. Décor quelques brins de zestes torréfiés. (je les ai oubliés, bientôt je serai à l’amende). Déguster sans attendre.
Dans la première version, je n’ai pas oublié les zestes, mais les couleurs de l’assiette, à la lumière électriques n’étaient pas exactes.
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Je récidive encore. Je ne crois pas porter préjudice à Mamina avec la multitude de recettes qu’elle nous a déjà proposé, sans parler de toutes celles à venir. En fait il est assez rare aussi que je cuisine les coquilles, car à la maison, mon goûteur N°1 les préfère au four, natures avec quelques gouttes d’huile, des herbes ou des épices. Mais là je suis chez ma soeur et elle a toujours des mangues en réserve, (c’est effarant la quantité de fruits qu’elle peut ingurgiter, c’est son chocolat à elle) j’ai choisi de les préparer avec des mangues. Pour changer des mangues crues, je les ai fait cuire. Le résultat lui a bien plu. Cette fois pas besoin d’acheter les coquilles entières je n’utilise pas le corail.
Nettoyer les coquilles, les rincer, éponger sur du papier absorbant. Éplucher la mangue, la couper en fins rubans de la hauteur des coquilles pour les cercler (mes coquilles étant assez grosses, j’ai utilisé 2 rubans que j’ai fermé avec des cures dents), réserver. Couper le reste de la mangue en petits dés. Laver l’orange, la zester, blanchir les zestes 2 fois, récupérer le jus. Hacher menu la gousse d’ail et l’échalote. Faire suer l’ail et l’échalote dans 1 cuillère à soupe d’huile 3 minutes à feu doux. Ajouter le miel, 1/2 jus d’orange, le vinaigre, laisser encore 2 minutes puis ajouter les dés de mangue, la moitié des zestes et laisser compoter 5 minutes en augmentant un peu la chaleur. Assaisonner.
Dans une poêle anti-adhésive chauffer 1 cuillère à soupe d’huile et 1 noix de beurre. Quand le beurre est mousseux, déposer les coquilles dans la poêle, laisser colorer, assaisonner. Parsemer les zestes restants, retourner et cuire 1 minute supplémentaire. Réserver au chaud. Dans la poêle, déglacer en ajoutant la noix de beurre, 1/2 jus d’orange, laisser 1 minute à petits bouillons.
Dans une assiette chaude, déposer 2 ou 3 coquilles, 2 cuillères de compote de mangue, verser un peu de sauce sur les coquilles. Comme accompagnement, j’ai servi un choux Romanesco, cuit à l’anglaise avec de la sauce des coquilles.
Comme d’habitude, la phase de retournement est périlleuse chez moi. Les rubans se sont un peu défaits. Il faut faire attention à couper des rubans de mangues de la même hauteur que celle des coquilles. Cela me fera sûrement une entrée pour Noël. Les couleurs me conviennent pour un repas de Fête. Je vois bien un repas tout orange du début à la fin. Il est rare qu’à cette occasion, nous sacrifions au sempiternel repas avec huîtres, saumon fumé, dindes etc …
A cette époque de l’année, quand j’entre dans un magasin d’alimentation ou un supermarché, devant ces montagnes de nourriture, j’éprouve une certaine saturation. Je suis peut-être claustrophobe ! Est-ce grave docteur, cette aversion (passagère) pour la nourriture pour quelqu’un qui passe 1/3 de son temps en cuisine ? Je crois que je vais aller me chercher un petit morceau de chocolat. A moins que je ne croque une jambe du “Nikolaus” que ma soeur avait gardé pour mon arrivée. Je ne sais pas quel temps vous avez, mais en Germanie il fait bien froid, hier nous avons eu de la neige.
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