En remportant le challenge culinaire du Foodcamp de Grenoble, organisé par Carole de Et Toques et Nadège de Cook’appeal   le mois dernier, j’ai reçu entre autres récompenses un repas offert au Mas Bottero. J’avais déjà eu un aperçu de la cuisine de ce jeune chef en assistant au cours qu’il avait dispensé ce jour là. Il avait cuisiné un chou farci gourmand et élégant, revisité peu de temps après par La Gazette.

Il allait de soi que je n’irai pas toute seule au restaurant, c’est donc en compagnie de Dame Menus Propos, que je me suis rendue au Mas Bottero. Accueilli très aimablement par le maître d’hôtel, nous nous installons près d’une fenêtre, le soleil inonde la pièce, nous aurons de jolis photos. À la lecture de la carte, Mireille décide de prendre le même menu que le mien.

   

En mise en bouche, un velouté de chou-fleur légèrement safrané aux pignons, quenelle de brandade de cabillaud. Un excellent début. Pour la suite, notre choix se porte sur les plats aux accents marins du menu. L’entrée se compose d’un avocat comme un blanc manger, effiloché de tourteau, sur un carpaccio au citron de Menton, jolie présentation, bien assaisonné.

En attendant la suite, nous papotons. À votre avis, de quoi peuvent bien parler deux gourmandes ? Discrètement nous regardons la table d’à côté. Deux menus truffes y seront servis. Une assiette de ravioles aux truffes nous est offerte, un interlude très agréable et parfumé.

 Après cette surprise, le plat principal, une sole vapeur recèle une fondue de poireau au macis, en accompagnement un cannelloni de pommes Agria, réduction d’agrumes, très belle architecture du plat. De telles présentations m’enchantent, j’aimerais tant savoir dresser une assiette comme un tableau.

Ce n’est pas encore fini, mais pour moi, c’est déjà presque trop. Je n’ai pas l’habitude de manger autant. Pour suivre pas de fromage sec, mais une faisselle fraîche accompagnée d’un coulis de kiwis. Pour le final, nous prenons chacune un dessert différent. Mireille choisit les oranges sanguines et leur pain d’épices, quant à moi, je n’ai vraiment plus faim, mais le mot chocolat agit toujours comme un aimant. Quand il s’agit de chocolat, je suis difficile voir maniaque, ce que je préfère c’est le chocolat nature. J’ai voulu tenter autre chose pour avoir un éventail de saveurs plus larges, essayer d’autres alliances. Je n’ai pas été convaincue, la Chartreuse était trop présente à mon goût dans ce dessert.

En fin de repas, Nicolas Bottero est très gentiment venu nous saluer. Nous avons passé un bon moment, très détendu dans son restaurant. Le soleil brillait toujours quand nous sommes parties. Un peu plus, nous nous serions crûes au printemps. Je n’ai même pas pensé prendre une seule photo des sommets enneigés et lumineux. Ce sera pour une autre fois.